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Catégorie :En voitureÀ vélo

Pourquoi deux minutes sur la piste cyclable, ça compte ?

La réponse courte

Parce que pendant ces deux minutes, chaque cycliste qui arrive doit se déporter sur la route, au milieu des voitures, sans l'avoir prévu.

Lou la loutre, à côté de sa voiture garée sur la piste cyclable, warnings allumés, hausse les épaules ; Martin à vélo doit déboîter sur la route et regarde par-dessus son épaule une voiture qui arrive.
« Deux minutes. » Martin, lui, n'avait pas deux minutes.

Le pourquoi

« Je dépose juste quelqu’un. » Deux minutes, warnings allumés, sur la piste cyclable. Pour la voiture, c’est un arrêt. Pour la piste, c’est un mur : elle fait un mètre cinquante de large, et une voiture la bouche entièrement.

Un cycliste qui arrive n’a alors que deux choix. S’arrêter, descendre, contourner par le trottoir. Ou déboîter sur la chaussée, dans le flux des voitures, en regardant par-dessus son épaule, à l’endroit précis où personne ne l’attend. C’est ce second choix que font la plupart des gens, parce qu’ils sont pressés, eux aussi.

Les pistes cyclables existent justement pour que ce moment-là, la sortie dans la circulation, n’arrive jamais. Chaque voiture arrêtée dessus recrée le danger que l’aménagement avait supprimé. Et sur une piste très fréquentée, deux minutes, c’est dix ou vingt cyclistes qui déboîtent, un par un.

Il y a presque toujours une place à dix mètres : une place de livraison, un bout de trottoir large, une rue adjacente. Dix mètres à pied pour la personne déposée, contre un déboîtement pour chaque cycliste. Le compte est vite fait.

Ce qu'on peut retenir

  1. Je ne m'arrête jamais sur une piste ou une bande cyclable, même warnings allumés, même pour une minute.

  2. Pour déposer quelqu'un, je cherche la place de livraison ou la rue d'à côté : dix mètres à pied, ça va.

Pour aller plus loin

  • Code de la route, article R417-10, arrêt ou stationnement gênant
  • Cerema, Aménagements cyclables : recommandations