Catégorie :À véloEn voiture
Pourquoi l'angle mort d'un bus est-il si grand ?
La réponse courte
Parce que le conducteur est assis à deux mètres de haut, tout à l'avant, et que douze mètres de carrosserie se trouvent derrière lui.

Le pourquoi
Dans une voiture, le conducteur voit l’arrière de sa voiture dans ses rétroviseurs, et il peut tourner la tête. Dans un bus, le poste de conduite est tout à l’avant, en hauteur. Derrière lui, il y a douze à dix-huit mètres de véhicule qu’il ne voit que par des miroirs et des caméras.
Ces miroirs couvrent beaucoup, mais pas tout. Il reste des zones, le long des flancs et juste derrière, où un vélo entier disparaît. Et ces zones bougent : quand le bus tourne, l’arrière balaie la route sur une largeur bien plus grande que l’avant, et la zone invisible se déplace avec lui.
Le moment le plus dangereux, c’est le redémarrage à l’arrêt et le virage à droite. Un cycliste qui remonte le long du bus par la droite se trouve exactement là où le conducteur regarde le moins, au moment où le bus se rabat ou tourne. Vu du vélo, le bus est immense et bien visible. Vu du bus, le vélo n’existe pas.
Le truc le plus simple : si vous ne voyez pas le visage du conducteur dans son rétroviseur, il ne vous voit pas non plus. Derrière un bus, on attend ; on ne le dépasse que par la gauche, et seulement quand il est arrêté portes fermées sans clignotant.
Ce qu'on peut retenir
Je ne remonte jamais un bus par la droite, surtout à un arrêt ou avant un carrefour.
Si je ne vois pas les yeux du conducteur dans son rétroviseur, il ne me voit pas : je reste derrière.
Quand un bus met son clignotant pour repartir, je lui laisse la place.
Pour aller plus loin
- Sécurité routière, « Angles morts : voir et être vu »
- Code de la route, article R313-32-1, signalisation des angles morts des véhicules lourds