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Catégorie :À bord

Pourquoi le conducteur ne rouvre-t-il pas la porte ?

La réponse courte

Parce qu'une fois les portes fermées, le véhicule est déjà en train de partir dans la tête du conducteur, et que rouvrir, c'est recommencer tout l'arrêt.

Lou la loutre, les deux mains à plat sur la vitre de la porte qui vient de se fermer, le visage collé au verre, pendant que le bus démarre ; l'écran de l'arrêt est au-dessus d'elle.
Prochain passage dans quatre minutes. Lou négocie quand même.

Le pourquoi

On arrive en courant, la porte se ferme sous notre nez, le conducteur nous a vu, et il repart quand même. De l’extérieur, c’est vexant. De l’intérieur, c’est une règle, pas une humeur.

Fermer les portes, c’est la fin d’une séquence précise : vérifier qu’aucun voyageur n’est pris, regarder les rétroviseurs, contrôler l’angle mort, enclencher le départ. Rouvrir, c’est annuler tout ça et recommencer depuis le début, avec un véhicule parfois déjà en mouvement. C’est à ce moment-là que les accidents de porte arrivent.

Il y a aussi ceux qui sont déjà à bord. Un arrêt qui s’allonge de vingt secondes pour chaque retardataire, multiplié par les arrêts de la ligne, c’est le bus qui rate la correspondance pour tout le monde. Le conducteur tient l’horaire pour ceux qui sont montés à l’heure.

Enfin, s’il rouvrait pour une personne, il devrait le faire pour la suivante, et celle d’après. La règle est la même pour tous, et c’est ce qui la rend tenable. Le prochain passage est affiché à l’arrêt : souvent, il est à quelques minutes.

Ce qu'on peut retenir

  1. Quand les portes se ferment, je ne cours pas et je ne tape pas sur la vitre : je regarde l'heure du prochain passage.

  2. J'arrive à l'arrêt un peu avant l'heure affichée, et je fais signe au conducteur quand le bus approche.

Pour aller plus loin

  • UTP, règlement de sécurité d'exploitation des réseaux de transport public urbain